Je suis un homme blanc, privilégié et violent. En prenant cet ouvrage de Madame Harmange, je me suis dit qu’il serait intéressant de voir ce que ces mots pourraient éveiller en moi. Je suis le sens de lecture de son essai.
La misandrie ne me semble pas inacceptable ou intolérable, je pense être de plus en plus misanthrope et cela vaut donc pour un non-amour (peut-être une haine) de l’homme comme de la femme. Est-ce vraiment problématique que les femmes puissent détester les hommes ? Cela a du sens de part l’histoire d’oppression, doit-on se sentir mal vis-à-vis de ce positionnement ? Est-ce que les hommes en réalité attendent quoi que se soit de la femme ? Particulièrement dans un contexte non-couple ? Peut-être cela pourrait poser problème si une misandre souhaite trouver un homme pour fonder une famille (et inversement).
Oui, les hommes sont violents, paresseux, égoïstes et lâches. C’est un trait naturel et effectivement même s’il y a des luttes pour une autre éducation, un moment ou un autre cela ressortira. Je ne crois qu’aux conflits et à la lutte (justement) pour avancer dans ce monde, le cerveau ne pense pas aux autres sauf ceux de son clan (et cela pour tout Humain), la lâcheté de l’Humanité nous a fait progresser en mettant en place des stratégies et des armes, enfin nous avons également dans tous les programmes de base du cerveau Sapiens, la notion d’économie. On ne peut pas nier ces aspects, je pense même que les hommes s’en foutent royalement, ça ne les intéresse pas.
Il est vrai que comme Mme Harmange, je ne comprends pas trop les plaintes des hommes actuels (en même temps étant un produit du patriarcat, je considère que le serre les dents et avancent est une norme masculine à valoriser).
Je comprends bien que les chiffres sont accablants, je pense même depuis quelques années que les hommes n’aiment pas les femmes, ils ‘traitent’ avec, comme l’autrice propose du côté féminin.
Toutes ensembles, les femmes n’auraient pas besoin des hommes, peut-être, en cabinet, je vois néanmoins plus de dépendantes affectives que sa version masculine. Je rejoins par contre le fait que si par contre cette dépendance est celle d’un homme, elle peut rapidement devenir ‘dangereuse et violente’.
Faire une période d’essai pour l’autre, n’est ce pas ce que nous faisons tous, avec nos histoires, nos cultures et nos peurs ? Du côté masculin combien d’hommes ne font confiance à personne et préfèrent considérer l’autre comme un ennemi potentiel que comme un allié (certes, c’est la volonté et le programme prise de pouvoir du sapiens qui se met en on).
Un homme pourrait écouter une femme misandre, mais comme je le partageais précédemment, je ne pense pas que l’homme aime particulièrement la femme, et encore moins celles qui pourraient le détester, j'admets que les hommes sont lâches et fainéants, et cherchent à prendre une forme de pouvoir.
N’étant pas en accord avec le féminisme (encore que), je ne vois pas pourquoi déconstruire un point de vue pour un autre qui n’apporte aucun bénéfice, si une femme ou un groupe de femmes ne semblent pas en phase avec nous, il suffit d’aller en trouver d’autres. Vous savez le principe humain de la chasse, plus masculin que féminin.
À partir du chapitre 'maqué avec un mec', je me suis dit que beaucoup de griefs sont liés à la vie à deux, au couple… Pourquoi donc se mettre en couple ? SI les hommes battent les femmes, autant que les couples cessent. Notre société est en mutation avec la destruction de la famille, alors autant rester des célibataires ad vitam. Ça n’empêchera pas la drague salasse ou les viols, j’en conviens, mais déjà ça diminuerait cette problématique homme-femme. Le problème, c’est que là nous avons une
attraction biologique, qui avec nos hormones coquines peuvent ou empêchent plutôt de prendre les bonnes décisions. Pour cette section couple, je n’ai guère d’opinion à 41 ans, je n’ai jamais vécu en couple et mon histoire la plus longue à du durée 2 ans. Le célibat étant vraiment bien plus cool (je suis fainéant et offrant des bonheurs suffisants.).
Oui, l’homme est indifférent aux femmes, même parfois leur mère (qu’officiellement est la femme la plus sacrée, ça laisse imaginer l’estime pour les autres.).
Colère et violence, deux formes d'expression que j'aime, laissons le l'exprimer qu'importe son sexe. Au moins, les cadres seront clairs et quand chacun en aura marre de se taper dessus et de s’engueuler, quand tout aura été dit et exprimé, il y a une infime chance que la paix s’installe. Tout mouvement passe par la colère et une forme de guerre, armons-nous et vidons nos chargeurs, nous ne changerons que peut de choses, mais au moins tout pourra être plus clair.
Je pense n'être pas loin de la misogynie comme l’auteure avec la misandrie, j’ai des amies femmes, j’ai aimé des femmes etc mais globalement, beaucoup ne m’intéressent pas comme moi je ne les intéresse pas non plus. Je me demandais si nous n’étions pas biologiquement et hormonalement attirés, si nous n’avions pas cette envie irrépressible de séduire (pas forcément pour du sexe, une fois de plus comme une lutte de pouvoir ou de territoire émotionnel), si les femmes auraient un ‘intérêt’. Clairement, violenter une femme qui semblerait manquer de respect ne me générait pas plus que de le faire à un autre homme. Je suis violent et les personnes qui me côtoient le savent.
Pensez que la colère à des conséquences, pour exemples, les rejets, la haine, la violence, les combats etc, moi j’aime ma colère comme ma violence et j’y vois plus de sincérité que dans tout autre forme de communication. Je suis un anti Rosenberg, communiquons violemment.
J’aime beaucoup le médiocre comme un homme, je nomme cela la voix du loser, soyons prêt à faire de la merde, à se faire envoyer chier et à ne pas réussir, simplement apprenons à chuter. Il est possible que dans le climat éducatif des femmes, l’échec ou la faille n’était pas acceptable, ce qui fait vivre cette pression psychosociale. En avoir rien à foutre et oser, c’est certes médiocre, mais pourquoi vouloir être bon si ça marche ?
Piège de l’hétérosexualité. J’irai plus loin, le piège du couple , de l’amour et du système familiale. À mes yeux ça ne sert à rien, sauf en France avoir un statut pour les impôts et vis-à-vis des autres. Comme nous sommes tous égocentrés, personne s’en fout, tout au plus c’est des railleries et des critiques, qui au vue des vies de couples ou de familles de la majorité des gens, ne semblent pas justifiables.
En tout cas merci pour cet écrit. C’est très intime et honnête. Plein de convictions que chacun prendra comme il veut. Je suis curieux d’observer ce que donnera le concept de Sœurs. L’homme a fait de la merde et continuera, je ne crois pas au changement, ni aux révolutions, nous sommes des robots biologiques, nous revenons toujours sur les mêmes schémas et modèles cognitifs. La femme a les siens, sont ils fondamentalement différents, je ne le vois pas au quotidien, je resterai spectateur de ce théâtre de vie.
