Et si la peur d’être seul était la plus grande peur de cet animal soit disant social qu’est l’homme ?
Combien de fois ai-je entendu, pourquoi tu passes le plus clair (ou obscure) de ton temps seul ? Pourquoi ne veux-tu pas d’enfant, de femme ou construire une famille ? Tu te rends compte que tu vas mourir seul ?
Et alors ?
Pourquoi la solitude, la vraie pas celle qui va être éphémère dès que mari/femme, parents/enfant ou frère/sœur vont irrémédiablement rentrer ou croiser notre chemin dans la journée, est-elle si problématique ? Voire dérangeante dans nos sociétés ? Quand je parle de solitude ce n’est pas cette évasion, comme ‘prendre du temps pour soi’, non c’est ce temps immuable où tu prends conscience des secondes qui s’égrainent, que tu sais que dans 10 minutes, 1h ou 10h ça sera la même chose. Voir, sentir les maux du corps ou de l'esprit et n’être qu’avec soi, dans ses pensées, ses souffrances... Sans ‘faire comme si’, se sentir inexistant, parce que sans possibilité de partager.
Est-ce que l’humain, celui qui parle de l’importance de la famille et de l’amitié, celui qui nous pond des études sur ‘les choses réellement importantes dans la vie’, celui là n’occulte-t-il pas simplement que la solitude, le rapproche de son être, ombre-lumière, et de la réalité de son insignifiante existence. Sommes-nous vivants que si autrui n’observe, ne crédite ou n’interagisse avec notre création égotique : mots, actions, réflexions, etc ?
J’ai choisi ma solitude, j’ai passé plus de temps, seul qu’avec du monde, n’ayant pas à suivre un groupe, des idées ou des actes qui ne résonnent pas. Alors, si l’important dans sa vie était d’être avec les gens qu’on aime, simplement pour éviter de réaliser notre peur de mourir.
Que les autres remplissent ce temps que nous n’arrivons pas à gérer seul, que les autres ne restent que des options pour éviter ‘de se faire chier’, que les autres nous donnent une image que nous ne serons jamais capable de voir en nous, seul...
L’autre est certainement important, mais de ce que j’hallucine, il l’est plus pour nous que pour sa propre existence.
Peut être mon léger (enfin assez balèze quand même) caractère ‘antisocial’ ne me donne à observer que cela..
Et vous, l’autre est-il indispensable dans votre vie sans être autre chose qu’un outil ?
luceat lux vestra
Luc.ifère


