vendredi 2 septembre 2016

Et si vous étiez la clef ?



Depuis que je suis adolescent, suite à la lecture d'un manga, je pose souvent une question aux personnes avec qui j'échange : "Si tu devenais la clef qui déciderait de la fin de l'humanité, que choisirais tu ? Garder l'humanité comme tu la connais aujourd'hui ou y mettre fin ? "

Pour ma part, depuis cette période la réponse est irrémédiablement la même. J'y mettrai fin. Je ne suis pas un fan de l'humain. De ce que nous sommes dans nos fonctionnements, dans la grande partie de nos valeurs. Amusant pour un praticien, n'est-ce-pas ? 

Pourtant, cela n'est absolument pas incompatible, comme je l'explique souvent ce n'est pas l'humain qui m'intéresse, parce qu'au fond c'est toujours les mêmes processus, mais les potentiels qu'ils ont en eux. 

Parfois certains les exploitent (dans le filtre de mes hallucinations) et d'autres ne s'y penchent même pas. Néanmoins, de ce que j'ai pu voir depuis ma naissance, il n'y a rien qui me ferait maintenir cette colonie humaine en vie.

Quand on part dans le monde cinématographique ou des bandes dessinées (j'adore ça), il y a souvent une idée que notre race a quand même du bon, que tous les gens ne sont pas des crapules, que l'amour, la solidarité et les belles émotions méritent de vivre. Ne pas anéantir les humains parce que simplement des gens exceptionnels peuvent faire des choses extraordinaires.

Des êtres bien j'en ai croisé( en tout cas bien avec moi), des gens exceptionnels jamais, par contre des êtres infectent j'en ai rencontré une pléthore. Alors, partir du postulat que parce que certains sont bons, on devrait laisser une chance à la planète, je n'adhère pas. Où sont ils dans ce monde, dans ce quotidien ? Pourquoi n'améliorons-nous pas ce présent ? En plus ce qui est positif pour moi ne l'est pas pour toi et comme je ne souhaite pas adhérer à un dogme, plein d'actions 'bonnes' me semblent sans intêret voire mauvaises (ex véganisme).

Sans humain, l'état de nature pourrait vivre, sans le vice, la destruction, le mensonge de notre esprit brillant mais, tellement pervertit par l'égo, le besoin de pouvoir et nos mille peurs. En écrivant ces quelques mots, je n'ai pas de haine pour l'humain, je n'en trouve simplement que de valeur ajoutée et comme en plus il n'a qu'une valeur utilisationnelle ( voir post précédent), autant qu'on enlève le cancer de cette planète assez extraordinaire...

Et vous, quelle décision prendriez vous ?

luceat lux vestra
Luc.ifère

lundi 22 août 2016

Solitude

Solitude

Et si la peur d’être seul était la plus grande peur de cet animal soit disant social qu’est l’homme ?
Combien de fois ai-je entendu,  pourquoi tu passes le plus clair (ou obscure)  de ton temps seul ? Pourquoi ne veux-tu pas d’enfant,  de femme  ou construire une famille ? Tu te rends compte que tu vas mourir seul ?
Et alors ?

Pourquoi la solitude,  la vraie pas celle qui va être éphémère dès que mari/femme,  parents/enfant ou frère/sœur  vont irrémédiablement rentrer ou croiser notre chemin dans la journée,  est-elle si problématique ? Voire dérangeante dans nos sociétés ?  Quand je parle de solitude ce n’est pas cette évasion,  comme ‘prendre du temps pour soi’,  non c’est ce temps immuable où tu prends conscience des secondes qui s’égrainent,  que tu sais que dans 10 minutes,  1h ou 10h ça sera la même chose. Voir, sentir les maux du corps ou de l'esprit et n’être qu’avec soi,  dans ses pensées,  ses souffrances...  Sans ‘faire comme si’,  se sentir inexistant,  parce que sans possibilité de partager.

Est-ce que l’humain,  celui qui parle de l’importance de la famille et de l’amitié,  celui qui nous pond des études sur ‘les choses réellement importantes dans la vie’,  celui là n’occulte-t-il pas simplement que la solitude, le rapproche de son être, ombre-lumière, et de la réalité de son insignifiante existence.  Sommes-nous vivants que si autrui n’observe,  ne crédite ou n’interagisse avec notre création égotique  : mots,  actions,  réflexions,  etc ?

J’ai choisi ma solitude,  j’ai passé plus de temps, seul qu’avec du monde,  n’ayant pas à suivre un groupe,  des idées ou des actes qui ne résonnent pas. Alors, si l’important dans sa vie était d’être avec les gens qu’on aime,  simplement pour éviter de réaliser notre peur de mourir.

Que les autres remplissent ce temps que  nous n’arrivons pas à gérer seul, que les autres ne restent que des options pour éviter ‘de se faire chier’, que les autres nous donnent une image que nous ne serons jamais capable de voir en nous,  seul...
L’autre est certainement important, mais de ce que j’hallucine,  il l’est plus pour nous que pour sa propre existence.

Peut être mon léger (enfin assez balèze quand même) caractère ‘antisocial’ ne me donne à observer que cela..

Et vous,  l’autre est-il indispensable dans votre vie sans être autre chose qu’un outil ?

luceat lux vestra
Luc.ifère

mercredi 17 août 2016

La question...



Dans mon quotidien, ce qui est le plus complexe à gérer, c’est la non-réponse à une question qui m'obsède depuis l’enfance. Pourquoi sommes-nous nés ? Basiquement, quel est l’objectif de la vie ? Pas de chance pour moi, pas de réponse, à part adhérer à des dogmes et croyances pour retirer cette idée plutôt anxiogène : tout cela ne sert à rien. A mes yeux, nous sommes des animaux pleins de prétention, qui souhaitent instinctivement survivre... en se donnant des raisons aussi absurdes que la beauté de la vie, l’importance de la famille, l’amour... pour ne pas admettre que seul la peur nous fait vivre.

J’ai étudié et même vécu des choses assez extraordinaires : régressions, mediumnie, connexions à des ‘forces’, phases d’extase sur des semaines... Seulement, avec les années d’étude de l’hypnose et de très nombreuses expériences, l’hallucination est l’élément qui m’a le plus marquée. Je ne pourrais jamais dire si les réponses que j’ai cru avoir ou les expériences qui me semblaient tellement puissantes, me rapprochaient d’une vérité ou simplement m’enfonçaient dans une plaisante illusion. Dès lors je suis entré dans un monde vide, plus précisément dans un monde sans variation.

Même si parfois, je peux sembler vivre un peak state émotionnel, il est d’une variation minime, comme une forme de neutralité. Alors, chaque matin et chaque soir, je m’interroge... pourquoi suis-je en vie ? Si j’hallucine mes rapports humains, mes échanges, mes partages, si je n’entends, ne sens et ne vois que des mondes qui ne sont là que pour faire réagir un peu mon égo, mais qui ne sont ni compris, ni acceptés... Non pas qu’on ne le souhaite pas, simplement parce que nous sommes dans des voiles hallucinatoires, que la pnl tente de nommer des cartes, mais qui me semblent plus complexes. Se rendre compte que l’instant n’est que rarement capté et que les souvenirs transformeront ces quelques événements pour nous laisser une trace sur lesquelles nous pourrons appuyer nos joies comme nos tristesses...

Alors, j’avance dans cette neutralité, en ‘désacralisant’ les choses : la vie, la mort, les humains, les émotions.... Je reviendrai sur cela ultérieurement. Un monde sans la ‘croyance’ dans un dogme est quelque chose de passionnant, mais assez bizarre et clairement complètement décalé sur ce que le ‘monde extérieur’ nous propose.

Une fois encore je me coucherai sans réponse, mais cette question, au fond a-t-elle du sens ... ou n’est-elle qu’une hallucination ?

luceat lux vestra
Luc.ifère



mardi 16 août 2016

Introduction


Depuis des années, je cherche ce que je suis, pourquoi je suis là, quelle est l'utilité de cette vie. J'ai eu la chance ( ou malheur) de m'intéresser très tôt à ces questions, qui sincèrement sont de magnifiques prises de tête d'un homme occidental dans un monde en paix et avec suffisamment de ressources pour vivre et perdre du temps à cela.

Dans cette quête, je me suis découvert encore pire que ce que je pensais être, je me suis rendu compte qu'à chercher en soi, on trouvait de bien sombres réponses. Mon prénom de naissance est Christophe, c'est celui que mes parents m'ont donné et que j'ai utilisé jusqu'à mes vingt ans. Puis aimant particulièrement le fait d'avoir des noms qui correspondent à ce que nous sommes par période de vie, comme c'est le cas en Zen, j’ai adhéré au surnom de Pank, qui est devenu le référent de mon Self.
Au travers de ce site je serais plutôt un Lucifer, en référence à l'archange qui s'est fait virer du paradis et qui apporte la lumière. Cette lumière n’est pas pour les autres, juste pour et en moi afin d’éclairer les ombres apparues suite à la fin de mes illusions paradisiaques.

Ce blog est ma facette sombre ou en tout cas une lumière sur des zones plus obscures de mon âme. Pour moi un 'thérapeute' est un chercheur, avant tout de son être, puis un accompagnant pour ceux qui cherchent un chemin vers une exploitation nouvelle de leurs potentiels. Je n'aime pas le côté socialement acceptable du thérapeute 'parfait'. Celui qui n'a pas une aspérité, celui qui sait tout et qui a tout compris.

J'aime la quête d'une vérité qui n'est que passagère, les remises en question de ce qui nous semblent tellement limpide, se rendre compte au quotidien de nos imperfections qui nous imposent de bousculer la belle image qu'on a de soi. Plus je médite, étudie, travaille sur moi et plus je me rends compte à quel point je ne suis qu'un grain de sable. Par contre, mon égo ne semble pas tout à fait d'accord avec cette perception, commence alors de longues discussions internes...

J'écris donc pour partager, ces dialogues révoltés de mon être, en désaccord avec moi-même et avec ce monde. Dans l'objectif de me rapprocher, de ce qui peut être mon "juste". Pour ceux qui me connaissent un peu, il y aura des grossièretés, des critiques et jugements à tout va. Il n'y aura aucune vérité, juste mes directions de l'instant, cela pourrait même paraître de l'aigreur, de la colère ou du négativisme, il n'en est rien, cela représente mon étincelle de lumière dans les ténèbres de mes grottes.

Luceat Lux Vestra
Luc.ifère