dimanche 24 juin 2018

Nous ne sommes pas tous égaux



Il y a quand même une croyance complètement infondée, celle de penser que nous sommes tous égaux. Nous souhaitions réellement que l'idée d'égalité soit un paradigme indiscutable de ce monde. Utopie des esprits qui en plus est vendue comme une 'valeurs' de la république ? Si nous devons le mettre dans la déclaration des droits de l'homme ; c'est que fondamentalement nous ne sommes pas égaux. 

Dès que nous sommes dans l'obligation de légiférer pour rendre indiscutable une idée, c'est que par essence, il y a une volonté d'équilibrer ce qui manque naturellement dans notre monde. Il y a des grands, des petits, des beaux et des laids, des cons et des têtes. Aucune loi, aucune idée au monde ne changera cet état de fait et les comportements que cela vont initier autant d'un point de vue de ceux qui sont 'moins égaux' que ceux qui seront les 'plus égaux'. 

Nous en arrivons à des attitudes que beaucoup sont capables de critiquer comme celle d'un chef de l'état qui recadre un adolescent qui lui parle comme si c'était son 'pote' comme si ce jeune homme était au même niveau qu'un président démocratiquement élu par une majorité de votants. Nous pouvons voir des personnes outrées sur les attitudes des pays riches sur les pays pauvres... Pourtant la réalité, la loi naturelle c'est qu'il y a des castes et des niveaux, que monsieur lambda, même s'il croit qu'il est égal à son voisin, n'aura pas les mêmes possibilités, expériences et comportements à son égard qu'un rock star, qu'un dictateur ou qu'un terroriste qui le met en joue avec une arme.e 

Ne ne sommes pas égaux, nous ne le serons jamais, une femme ne sera jamais l'égal d'un homme, un riche l'égal d'un pauvre ou un malade l'égal d'un être en pleine santé. Se battre pour une égalité est un non-sens qui certes donne une dimension particulière à la lutte mais qui ne reste qu'une perte de temps. 

Ne pourrions-nous pas parler d'équité ? Rendre les comportements, les processus et les systèmes plus équitables ? Quand une femme me dit qu'elle veut être l'égal d'un homme dans son travail, je trouve cela complètement idiot dans un modèle patriarcal plusieurs fois centenaire dans l'hexagone. Par contre qu'elle soit rémunérer de la même façon, qu'elle est les mêmes avantages et obligations cela me semble nécessaire. Qu'un PDG d'un holding ait des salaires importants et que des syndicats demande plus d'égalité dans les salaires et privilèges résonnent en moi comme une doctrine littéraire et possiblement inapplicable. Le PDG (comme de nombreux hauts placés) vit une pression et une responsabilité des emplois que 99% d'en nous, ne pourrions pas gérer sans dépression ou burn-out. Demander par contre des salaires équitables, une vraie rémunération en fonctions, du temps, de la pénibilité et de l'importance/la valeur de son labeur me semblent plus justifié. Si tu bosses 60 heures par semaine et que ton poste est déterminant dans l'entreprise tout comme le PDG tu dois être rétribué. Les hauts salaires devraient être équitables et donc indexé aux salaires moyens de l'entreprise, avec des limites et les mêmes droits que les salariés. Nous serions dès lors dans davantage d'équité. 

Penser équitable ne va pas seulement d'un côté de la pyramide, toute personne ayant des revenues devraient payer des impôts directs. Comment parler d'égalité des droits à la retraite ou à la santé quand les seuls qui cotisent sont les salaires moyens et hauts. Pour être équitable, c'est tout le monde agi dans une direction commune et tout le monde est dans le même bateau. Dire que les riches paient pour les pauvres, ce n'est pas d'une part égalitaire, mais en plus, c'est déresponsabilisant et infantilisant pour ceux qui ne sont pas dans le système.

Je suis un anti égalité, je suis un pro équité. Pour moi, l'un donne des idées de grandeurs et d'utopie infantilisant, et l'autre des obligations et des rétributions responsabilisant pour chaque élément du système.

LUCEAT LUX VESTRA
Luc. Ifere 

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