Je n'ai rien contre le capitalisme, pour le moment ça me semble le moins pire des systèmes que nous avons pu mettre en place sur cette planète. Par contre, il ne faut pas se leurrer le capitalisme fait quand même un paquet de merde. Notamment concernant la spéculation, que nous retrouvons dans le secteur boursier et les différents marchés.
Comme vous l'avez constaté sur mes précédents posts, je suis un réac certainement aigri par cette société, qui reste néanmoins MA société, MON monde. La spéculation ne reste pas simplement dans les salles de trading, nous les retrouvons dans le monde des idées. Si ces dernières sont plus qu'utiles, elles n'ont à mes yeux aucun intérêt quand elles sortent du monde de l'abstrait pour se développer dans le réel commun. Le communisme est extraordinaire dans l'idée, une société plus égalitaire, sauf que nous sommes des saloperies égoïstes qui ne peuvont partager et accepter d'être à un même niveau que pendant un laps de temps réduit. La prise de pouvoir, être meilleur ou simplement dans le plus, fait parti de la nature de notre être.
Quand on se retrouve avec notre société de libre-penseurs qui se retrouvent la plupart du temps dans des villes du tertiaire ou du quaternaire, loin de la terre, de la nature, de la vie 'plus primitive', nous créons des idées de plus en plus conceptuelles. Comme si voir sur youtube ou derrière un écran un paysage pouvaient nous permettre de vivre la même chose que d'être sur place. La sublimation d'un fantasme se casse souvent les dents sur la réalité de la vie. C'est un peu le rêve américain qui pour plus de la moitié des participants finissent dans la rue ou en situation précaire.
Pourtant, nos penseurs des villes actuels, nous sortent des idées spéculatives. Pour reprendre, un de mes posts précédents, cela revient à accepter sur le paysage audiovisuel national, un type qui ne se considère plus comme 'genré' et qui pousse sa démarche à revendiquer voire imposer son opinion... Même si sur le papier, la réflexion peut se faire, l'interrogation des mots cadrants et par nature limitants ont un sens, mettre dans le marché des idées des concepts de ce type, entraîne une spéculation (avec des textes, des ouvrages...) qui peut après être vendue dans nos médias, nos journaux puis petit à petit dans nos éducations. Pourtant, si rapidement nous avions mis ces idées dans la réalité d'un monde plus concret, plus primaire ou secondaire, dans des petites villes et campagnes, nous aurions vu que le marché s'écroulerait immédiatement.
D'ailleurs les retours sur le net de ce type ont été pour la grande majorité, qu'il ne peut pas refuser son état, c'est-à-dire celui d'homme.
Nous offrons à la frange de la population des villes, souvent progressiste un capitalisme de la pensée, un libre marché de l'idée qui dans les milieux d'intellectuels plutôt mondains, jouissent à spéculer sur des idées extravagantes, jusqu'à réussir à les vendre aux bobos et autres générations branchées.
Pendant longtemps, j'ai taquiné les Hors Ile de France comme je pense un Newyorkais peut le faire avec le reste des US. Pourtant, je me dis que c'est de là où les idées qui ramènent à la réalité de la nature, de l'observation et des actions, que nous pourrons ralentir (je ne crois pas que le détruire soit utile sachant que les idées restent une clef essentielle) la spéculation à faire passer à notre société, des concepts qui ne devraient rester que dans le cadre personnel et de sa propre démarche.
Devenons des révolutionnaires des idées, comme autant d'activistes qui veulent détruire les marchés économiques pour que nous nous refocalisions sur le concret, le réel, l'humain et son environnement.
LUCEAT LUX VESTRA
Luc. Ifere

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