lundi 22 août 2016

Solitude

Solitude

Et si la peur d’être seul était la plus grande peur de cet animal soit disant social qu’est l’homme ?
Combien de fois ai-je entendu,  pourquoi tu passes le plus clair (ou obscure)  de ton temps seul ? Pourquoi ne veux-tu pas d’enfant,  de femme  ou construire une famille ? Tu te rends compte que tu vas mourir seul ?
Et alors ?

Pourquoi la solitude,  la vraie pas celle qui va être éphémère dès que mari/femme,  parents/enfant ou frère/sœur  vont irrémédiablement rentrer ou croiser notre chemin dans la journée,  est-elle si problématique ? Voire dérangeante dans nos sociétés ?  Quand je parle de solitude ce n’est pas cette évasion,  comme ‘prendre du temps pour soi’,  non c’est ce temps immuable où tu prends conscience des secondes qui s’égrainent,  que tu sais que dans 10 minutes,  1h ou 10h ça sera la même chose. Voir, sentir les maux du corps ou de l'esprit et n’être qu’avec soi,  dans ses pensées,  ses souffrances...  Sans ‘faire comme si’,  se sentir inexistant,  parce que sans possibilité de partager.

Est-ce que l’humain,  celui qui parle de l’importance de la famille et de l’amitié,  celui qui nous pond des études sur ‘les choses réellement importantes dans la vie’,  celui là n’occulte-t-il pas simplement que la solitude, le rapproche de son être, ombre-lumière, et de la réalité de son insignifiante existence.  Sommes-nous vivants que si autrui n’observe,  ne crédite ou n’interagisse avec notre création égotique  : mots,  actions,  réflexions,  etc ?

J’ai choisi ma solitude,  j’ai passé plus de temps, seul qu’avec du monde,  n’ayant pas à suivre un groupe,  des idées ou des actes qui ne résonnent pas. Alors, si l’important dans sa vie était d’être avec les gens qu’on aime,  simplement pour éviter de réaliser notre peur de mourir.

Que les autres remplissent ce temps que  nous n’arrivons pas à gérer seul, que les autres ne restent que des options pour éviter ‘de se faire chier’, que les autres nous donnent une image que nous ne serons jamais capable de voir en nous,  seul...
L’autre est certainement important, mais de ce que j’hallucine,  il l’est plus pour nous que pour sa propre existence.

Peut être mon léger (enfin assez balèze quand même) caractère ‘antisocial’ ne me donne à observer que cela..

Et vous,  l’autre est-il indispensable dans votre vie sans être autre chose qu’un outil ?

luceat lux vestra
Luc.ifère

3 commentaires:

  1. Oui, est ce qu'il est meilleur, le temps que l'on tue à plusieurs?!

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  2. Et quand tu n'as plus peur de mourir seul, quand tu es pote avec toi même, que tu ressens de l'amour solide et ancré pour toi, que tu aimes être seul. L'autre devient une terre inconnue, et pour peu qu'on soit un peu curieux ça devient intéressant.

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  3. La solitude est surfaite.
    C'est une pure invention de l'esprit, de l'humain et de la société, basée sur un pessimisme extrême et un nombrilisme.

    C'est l'aptitude à réduire un environnement, physique émotionnel ou temporel, de telle sorte que cela exclu tout autre chose.

    Réellement, vu la taille de l'univers, y'a aucun moyen que cette notion existe.

    Quelques exemples :
    "J'ai pris ma pause, j'étais seul dehors"
    Biensur y'a d'autres personnes sur Terre dehors à ce moment. Donc on réduit à la ville, puis à une zone de 10m² autour de soi.
    Peut-etre y'avait quelqu'un d'autre à coté mais on ne le connais pas alors on l'exclu.
    Au moment ou on est parti, quelqu'un est venu nous rejoindre, mais on l'exclus de la période de temps.

    D'ailleurs, quand on dis "j'étais le seul", on est obligé de précisé "de mon quartier" "de mon age", les paramètres de filtres qui exclu tout le reste.

    "C'est le seul arbre de la forêt qui .."
    "On était seul au bar avec mon pote, à part les habitués du coin".
    Là, même à plusieurs, on créer un groupe pour que ce groupe soi seul.

    La solitude, c'est une volonté d'exclure ou de s'exclure par tout les moyens possibles.

    Julian

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